Lecture en parallèle
2 Maccabées 14
Crampon 1923
À propos de cette édition1Trois ans s’étant écoulés. Judas et ses compagnons apprirent que Démétrius, fils de Séleucus, ayant fait voile du port de Tripoli avec une armée nombreuse et une flotte,
2s’était rendu maître du pays et avait mis à mort Antiochus et son tuteur Lysias.
3Un certain Alcime, précédemment devenu grand prêtre, mais qui s’était volontairement souillé dans les temps de confusion, comprenant qu’il ne lui restait plus aucun espoir de salut ni d’accès à l’autel saint,
4vint trouver le roi Démétrius en l’an cent cinquante, lui offrant une couronne d’or avec une palme et de plus quelques rameaux d’olivier, tels qu’il est d’usage d’en offrir au temple ; et, ce jour-là, il ne fit rien de plus.
5Mais il trouva une occasion favorable à sa perversité, quand Démétrius, l’ayant appelé dans son conseil, l’interrogea sur les dispositions et les desseins des Juifs.
6Il répondit : « Les Juifs que l’on nomme Assidéens, dont Judas Machabée est le chef, fomentent la guerre et les séditions, et ne souffrent pas que le royaume soit en paix.
7Voilà pourquoi, ayant été exclu de mes honneurs héréditaires, je veux dire du souverain pontificat, je suis venu ici,
8d’abord avec le désir sincère de soutenir les intérêts du roi, ensuite dans le but de procurer aussi le bien-être de mes concitoyens ; car la témérité de ces hommes cause à toute notre nation les plus grands maux.
9Toi donc, ô roi, quand tu auras pris connaissance de toutes ces choses, pourvois au salut de notre pays et de notre nation opprimée, selon cette bonté qui te rend affable envers tous.
10Car, tant que Judas sera en vie, il sera impossible de ramener la paix dans l’Etat. »
11Dès qu’il eut parlé de la sorte, les autres amis du roi qui détestaient Judas, enflammèrent encore davantage Démétrius.
12Il appela aussitôt Nicanor, qui avait commandé l’escadron des éléphants, le nomma général de l’armée de Judée et le fit partir,
13avec ordre écrit de faire périr Judas, de disperser ses compagnons, et d’installer Alcime grand prêtre du temple auguste.
14Les Gentils, qui s’étaient enfuis de la Judée devant Judas, se rassemblèrent par troupes autour de Nicanor, pensant bien que l’infortune et le malheur des Juifs tourneraient à leur propre avantage.
15Quand les Juifs apprirent la marche de Nicanor et l’attaque des nations, ils se couvrirent de poussière et ils prièrent Celui qui avait établi son peuple à jamais, et avait sans cesse protégé son héritage par des signes manifestes.
16Sur l’ordre de leur chef, ils partirent sur-le-champ et en vinrent aux mains avec l’ ennemi, au bourg de Dessau.
17Simon, frère de Judas, avait engagé le combat contre Nicanor, mais, déconcerté par l’apparition subite de l’ennemi, il subit un léger échec.
18Toutefois Nicanor, apprenant quelle était la valeur de Judas et de ses compagnons, et avec quelle intrépidité ils se battaient pour leur patrie, craignit de s’en remettre au jugement par le sang.
19Il envoya donc Posidonius, Théodote et Mattathias pour tendre la main aux Juifs et recevoir la leur.
20Après avoir longtemps examiné ces propositions, le général les communiqua à l’armée, et, quand il fut évident que tous étaient du même avis, on consentit à traiter.
21On fixa un jour où les deux chefs se réuniraient seul à seul ; Judas s’y présenta, et des sièges d’honneur furent placés auprès d’eux.
22Cependant Judas avait aposté des hommes armés dans des positions avantageuses, dans la crainte de quelque perfidie soudaine de la part de l’ennemi. Ils eurent un entretien convenable.
23Nicanor passa quelque temps à Jérusalem, sans y faire rien d’injuste, et il congédia les foules qui s’étaient rassemblées par troupeaux.
24Il avait avec Judas les relations les plus amicales, éprouvant pour lui une inclination de cœur.
25Il l’engagea à se marier et à avoir des enfants ; Judas se maria, vécut heureusement et jouit de la vie.
26Alcime, voyant l’amitié qui régnait entre eux, prit une copie du traité conclu, et se rendit auprès de Démétrius ; il lui dit que Nicanor avait des desseins contraires aux intérêts de l’Etat, puisqu’il avait désigné pour le remplacer, Judas, un ennemi du royaume.
27Le roi en fut hors de lui ; excité par les calomnies de ce scélérat, il écrivit à Nicanor qu’il avait un grand déplaisir des conventions conclues et qu’il lui ordonnait de lui envoyer sans délai à Antioche Machabée, chargé de chaînes.
28Au reçu de cette lettre, Nicanor fut consterné ; il lui en coûtait beaucoup d’avoir à violer des conventions arrêtées, sans que Judas eût rien fait d’injuste.
29Mais, comme il ne lui était pas permis de résister au roi, il cherchait une occasion favorable pour exécuter son ordre par quelque stratagème.
30Machabée, de son côté, remarquant que Nicanor se montrait plus réservé à son égard et que leurs relations ordinaires étaient moins amicales, comprit que cette froideur n’annonçait rien de bon ; il rassembla un grand nombre des siens et se déroba à Nicanor.
31Quand Nicanor vit qu’il avait été surpris par l’énergique résolution de Judas, il se rendit au temple auguste et saint, pendant que les prêtres offraient les sacrifices accoutumés, et leur ordonna de lui livrer cet homme.
32Comme ils assuraient avec serment qu’ils ignoraient où était l’homme qu’il cherchait, Nicanor leva la main vers le temple
33et jura, en disant : « Si vous ne me livrez Judas enchaîné, je raserai au niveau du sol ce sanctuaire de Dieu, je détruirai l’autel et j’élèverai ici un temple magnifique à Bacchus. »
34Ayant ainsi parlé, il se retira. De leur côté, les prêtres, levant les mains vers le ciel, invoquèrent Celui qui de tout temps a combattu pour notre peuple, en disant :
35« Vous, Seigneur, qui n’avez besoin de rien, il vous a plu que le temple où vous habitez soit au milieu de nous.
36Maintenant donc, seigneur, saint de toute sainteté, préservez à jamais de toute souillure cette demeure récemment purifiée. »
37Or un certain Razis, un des anciens de Jérusalem, fut dénoncé à Nicanor ; c’était un homme aimant ses concitoyens, de très bonne renommée, et appelé le père des Juifs, à cause de sa bienfaisance.
38Car dans les temps antérieurs, où il fallait éviter tout commerce avec les païens, il s’était attiré une accusation de judaïsme et, avec une invincible constance, il avait exposé, pour le judaïsme, son corps et sa vie.
39Nicanor, voulant donner une preuve de son hostilité contre les Juifs, envoya plus de cinq cents soldats pour le prendre ;
40car il ne doutait pas que son arrestation ne fût un grand coup porté aux Juifs.
41Cette troupe était sur le point de s’emparer de la tour et de forcer l’entrée du vestibule ; déjà l’ordre était donné d’y mettre le feu et de brûler les portes. Mais, au moment où il allait être pris, Razis se jeta sur son épée,
42aimant mieux mourir noblement que de tomber entre des mains criminelles et de subir des outrages indignes de sa propre noblesse.
43Mais, comme, dans sa précipitation, il ne s’était pas frappé au bon endroit, voyant la foule se ruer par les portes, il courut avec courage en haut de la muraille et se précipita bravement sur la foule.
44Tous reculèrent aussitôt, et il se forma un espace vide au milieu duquel il tomba.
45Respirant encore et l’âme enflammée, il se releva, tout ruisselant de sang, et malgré d’horribles blessures, il traversa la foule en courant et, debout sur une roche qui se dressait là,
46ayant déjà perdu tout son sang, il s’arracha les entrailles, les jeta de ses deux mains sur la foule, et pria le Maître de la vie et de l’âme de les lui rendre un jour ; ce fut ainsi qu’il mourut.
Vulgate clémentine 1598
À propos de cette édition1Sed post triennii tempus, cognovit Judas et qui cum eo erant Demetrium Seleuci cum multitudine valida et navibus per portam Tripolis ascendisse ad loca opportuna,
2et tenuisse regiones adversus Antiochum, et ducem ejus Lysiam.
3Alcimus autem quidam, qui summus sacerdos fuerat, sed voluntarie coinquinatus est temporibus commistionis, considerans nullo modo sibi esse salutem neque accessum ad altare,
4venit ad regem Demetrium centesimo quinquagesimo anno, offerens ei coronam auream et palmam, super hæc et thallos, qui templi esse videbantur. Et ipsa quidem die siluit.
5Tempus autem opportunum dementiæ suæ nactus, convocatus a Demetrio ad consilium, et interrogatus quibus rebus et consiliis Judæi niterentur,
6respondit: Ipsi qui dicuntur Assidæi Judæorum, quibus præest Judas Machabæus, bella nutriunt, et seditiones movent, nec patiuntur regnum esse quietum:
7nam et ego defraudatus parentum gloria (dico autem summo sacerdotio) huc veni:
8primo quidem utilitatibus regis fidem servans, secundo autem etiam civibus consulens: nam illorum pravitate universum genus nostrum non minime vexatur.
9Sed oro his singulis, o rex, cognitis, et regioni et generi, secundum humanitatem tuam pervulgatam omnibus, prospice:
10nam, quamdiu superest Judas, impossibile est pacem esse negotiis.
11Talibus autem ab hoc dictis, et ceteri amici hostiliter se habentes adversus Judam, inflammaverunt Demetrium.
12Qui statim Nicanorem præpositum elephantorum ducem misit in Judæam:
13datis mandatis ut ipsum quidem Judam caperet: eos vero qui cum illo erant, dispergeret, et constitueret Alcimum maximi templi summum sacerdotem.
14Tunc gentes quæ de Judæa fugerant Judam, gregatim se Nicanori miscebant, miserias et clades Judæorum prosperitates rerum suarum existimantes.
15Audito itaque Judæi Nicanoris adventu, et conventu nationum, conspersi terra rogabant eum qui populum suum constituit, ut in æternum custodiret, quique suam portionem signis evidentibus protegit.
16Imperante autem duce, statim inde moverunt, conveneruntque ad castellum Dessau.
17Simon vero frater Judæ commiserat cum Nicanore: sed conterritus est repentino adventu adversariorum.
18Nicanor tamen, audiens virtutem comitum Judæ, et animi magnitudinem quam pro patriæ certaminibus habebant, sanguine judicium facere metuebat.
19Quam ob rem præmisit Posidonium, et Theodotium, et Matthiam, ut darent dextras atque acciperent.
20Et cum diu de his consilium ageretur, et ipse dux ad multitudinem retulisset, omnium una fuit sententia amicitiis annuere.
21Itaque diem constituerunt, qua secreto inter se agerent: et singulis sellæ prolatæ sunt, et positæ.
22Præcepit autem Judas armatos esse locis opportunis, ne forte ab hostibus repente mali aliquid oriretur: et congruum colloquium fecerunt.
23Morabatur autem Nicanor Jerosolymis, nihilque inique agebat: gregesque turbarum quæ congregatæ fuerant, dimisit.
24Habebat autem Judam semper carum ex animo, et erat viro inclinatus.
25Rogavitque eum ducere uxorem, filiosque procreare. Nuptias fecit: quiete egit, communiterque vivebant.
26Alcimus autem, videns caritatem illorum ad invicem et conventiones, venit ad Demetrium, et dicebat Nicanorem rebus alienis assentire, Judamque regni insidiatorem successorem sibi destinasse.
27Itaque rex exasperatus, et pessimis hujus criminationibus irritatus, scripsit Nicanori, dicens graviter quidem se ferre de amicitiæ conventione, jubere tamen Machabæum citius vinctum mittere Antiochiam.
28Quibus cognitis, Nicanor consternabatur, et graviter ferebat, si ea quæ convenerant irrita faceret, nihil læsus a viro:
29sed quia regi resistere non poterat, opportunitatem observabat qua præceptum perficeret.
30At Machabæus, videns secum austerius agere Nicanorem, et consuetum occursum ferocius exhibentem, intelligens non ex bono esse austeritatem istam, paucis suorum congregatis, occultavit se a Nicanore.
31Quod cum ille cognovit, fortiter se a viro præventum, venit ad maximum et sanctissimum templum: et sacerdotibus solitas hostias offerentibus, jussit sibi tradi virum.
32Quibus cum juramento dicentibus nescire se ubi esset qui quærebatur, extendens manum ad templum,
33juravit, dicens: Nisi Judam mihi vinctum tradideritis, istud Dei fanum in planitiem deducam, et altare effodiam, et templum hoc Libero patri consecrabo.
34Et his dictis abiit. Sacerdotes autem protendentes manus in cælum, invocabant eum qui semper propugnator esset gentis ipsorum, hæc dicentes:
35Tu, Domine universorum, qui nullius indiges, voluisti templum habitationis tuæ fieri in nobis.
36Et nunc, Sancte sanctorum, omnium Domine, conserva in æternum impollutam domum istam, quæ nuper mundata est.
37Razias autem quidam de senioribus ab Jerosolymis delatus est Nicanori, vir amator civitatis, et bene audiens: qui pro affectu pater Judæorum appellabatur.
38Hic multis temporibus continentiæ propositum tenuit in Judaismo, corpusque et animam tradere contentus pro perseverantia.
39Volens autem Nicanor manifestare odium quod habebat in Judæos, misit milites quingentos ut eum comprehenderent.
40Putabat enim, si illum decepisset, se cladem Judæis maximam illaturum.
41Turbis autem irruere in domum ejus, et januam dirumpere: atque ignem admovere cupientibus, cum jam comprehenderetur, gladio se petiit,
42eligens nobiliter mori potius quam subditus fieri peccatoribus, et contra natales suos indignis injuriis agi.
43Sed cum per festinationem non certo ictu plagam dedisset, et turbæ intra ostia irrumperent, recurrens audacter ad murum præcipitavit semetipsum viriliter in turbas:
44quibus velociter locum dantibus casui ejus, venit per mediam cervicem.
45Et cum adhuc spiraret, accensus animo, surrexit, et cum sanguis ejus magno fluxu deflueret, et gravissimis vulneribus esset saucius, cursu turbam pertransiit:
46et stans supra quamdam petram præruptam, et jam exsanguis effectus, complexus intestina sua, utrisque manibus projecit super turbas, invocans dominatorem vitæ ac spiritus ut hæc illi iterum redderet: atque ita vita defunctus est.
Douay-Rheims 1899
À propos de cette édition1But after the space of three years Judas, and they that were with him, understood that Demetrius the son of Seleucus was come up with a great power, and a navy by the haven of Tripolis to places proper for his purpose.
2And had made himself master of the countries against Antiochus, and his general Lysias.
3Now one Alcimus, who had been chief priest, but had wilfully defiled himself in the time of mingling with the heathens, seeing that there was no safety for him, nor access to the altar,
4Came to king Demetrius in the year one hundred and fifty, presenting unto him a crown of gold, and a palm, and besides these, some boughs which seemed to belong to the temple. And that day indeed he held his peace.
5But having gotten a convenient time to further his madness, being called to counsel by Demetrius, and asked what the Jews relied upon, and what were their counsels,
6He answered thereunto: They among the Jews that are called Assideans, of whom Judas Machabeus is captain, nourish wars, and raise seditions, and will not suffer the realm to be in peace.
7For I also being deprived of my ancestors’ glory (I mean of the high priesthood) am now come hither:
8Principally indeed out of fidelity to the king’s interests, but in the next place also to provide for the good of my countrymen: for all our nation suffereth much from the evil proceedings of those men.
9Wherefore, O king, seeing thou knowest all these things, take care, I beseech thee, both of the country, and of our nation, according to thy humanity which is known to all men,
10For as long as Judas liveth, it is not possible that the state should be quiet.
11Now when this man had spoken to this effect, the rest also of the king’s friends, who were enemies of Judas, incensed Demetrius against him.
12And forthwith he sent Nicanor, the commander over the elephants, governor into Judea:
13Giving him in charge, to take Judas himself: and disperse all them that were with him, and to make Alcimus the high priest of the great temple.
14Then the Gentiles who had fled out of Judea from Judas, came to Nicanor by docks, thinking the miseries and calamities of the Jews to be the welfare of their affairs.
15Now when the Jews heard of Nicanor’s coming, and that the nations were assembled against them, they cast earth upon their heads, and made supplication to him, who chose his people to keep them for ever, and who protected his portion by evident signs.
16Then at the commandment of their captain, they forthwith removed from the place where they were, and went to the town of Dessau, to meet them.
17Now Simon the brother of Judas had joined battle with Nicanor, but was frightened with the sudden coming of the adversaries.
18Nevertheless Nicanor hearing of the valour of Judas’ companions, and the greatness of courage with which they fought for their country, was afraid to try the matter by the sword.
19Wherefore he sent Posidonius, and Theodotius, and Matthias before to present and receive the right hands.
20And when there had been a consultation thereupon, and the captain had acquainted the multitude with it, the) were all of one mind to consent to covenants.
21So they appointed a day upon which they might commune together by themselves: and seats were brought out, and set for each one.
22But Judas ordered men to be ready in convenient places, lest some mischief might he suddenly practiced by the enemies: so they made an agreeable conference.
23And Nicanor abode in Jerusalem, and did no wrong, but sent away the flocks of the multitudes that had been gathered together.
24And Judas was always dear to him from the heart, and he was well affected to the man.
25And he desired him to marry a wife, and to have children. So he married: he lived quietly, and they lived in common.
26But Alcimus seeing the love they had one to another, and the covenants, came to Demetrius, and told him that Nicanor assented to the foreign interest, for that he meant to make Judas, who was a traitor to the kingdom, his successor.
27Then the king being in a rage and provoked with this man’s wicked accusations, wrote to Nicanor, signifying, that he was greatly displeased with the covenant of friendship: and that he commanded him nevertheless to send Machabeus prisoner in all haste to Antioch.
28When this was known, Nicanor was in a consternation, and took it grievously that he should make void the articles that were agreed upon, having received no injury from the man.
29But because he could not oppose the king, he watched an opportunity to comply with the orders.
30But when Machabeus perceived that Nicanor was more stern to him, and that when they met together as usual he behaved himself in a rough manner: and was sensible that this rough behaviour came not of good, he gathered together a few of his men, and hid himself from Nicanor.
31But he finding himself notably prevented by the man, came to the great and holy temple: and commanded the priests that were offering the accustomed sacrifices, to deliver him the man.
32And when they swore unto him, that they knew not where the man was whom he sought, he stretched out his hand to the temple,
33And swore, saying: Unless you deliver Judas prisoner to me, I will lay this temple of God even with the ground, and will beat down the altar, and I will dedicate this temple to Bacchus.
34And when he had spoken thus he departed. But the priests stretching forth their hands to heaven, called upon him that was ever the defender of their nation, saying in this manner:
35Thou, O Lord of all things, who wantest nothing, wast pleased that the temple of thy habitation should be amongst us.
36Therefore now, O Lord the holy of all holies, keep this house for ever undefiled which was lately cleansed.
37Now Razias, one of the ancients of Jerusalem, was accused to Nicanor, a man that was a lover of the city, and of good report, who for his affection was called the father of the Jews.
38This man, for a long time, had held fast his purpose of keeping himself pure in the Jews’ religion, and was ready to expose his body and life, that he might persevere therein.
39So Nicanor being willing to declare the hatred that he bore the Jews, sent five hundred soldiers to take him.
40For he thought by insnaring him to hurt the Jews very much.
41Now as the multitude sought to rush into his house, and to break open the door, and to set fire to it, when he was ready to be taken, he struck himself with his sword:
42Choosing to die nobly rather than to fall into the hands of the wicked, and to suffer abuses unbecoming his noble birth.
43But whereas through haste he missed of giving himself a sure wound, and the crowd was breaking into the doors, he ran boldly to the wall, and manfully threw himself down to the crowd:
44But they quickly making room for his fall, he came upon the midst of the neck.
45And as he had yet breath in him, being inflamed in mind he arose: and while his blood ran down with a great stream, and he was grievously wounded, he ran through the crowd:
46And standing upon a steep rock, when he was now almost without blood, grasping his bowels with both hands, he cast them upon the throng, calling upon the Lord of life and spirit, to restore these to him again: and so he departed this life.