Passage

Utilisez cette option si vous avez déjà la référence complète. Ex. : Jean 3, 16-18 ou Jn 1, 1-3.

Traductions comparées3 sur 12
Crampon 1923Vulgate clémentine 1598Douay-Rheims 1899
Choisir les traductions9 langues

Lecture en parallèle

2 Maccabées 4

Crampon 1923

À propos de cette édition

1Le dit Simon, ce délateur du trésor et de sa patrie, parlait mal d’Onias : c’est lui, disait-il, qui avait excité Héliodore et qui était l’auteur de tout le mal.

2Le bienfaiteur de la ville, le défenseur de ses concitoyens et l’observateur fidèle des lois, il osait le faire passer pour un adversaire de l’État.

3Cette haine alla si loin que des meurtres furent commis par l’un des affidés de Simon.

4Alors Onias, considérant le danger de ces divisions et les emportements d’Apollonius, le gouverneur militaire de la Coelé-Syrie et de la Phénicie, qui encourageait la méchanceté de Simon, alla trouver le roi,

5non pour accuser ses concitoyens, mais ayant en vue l’intérêt général et particulier de tout son peuple.

6Car il voyait bien que, sans l’intervention du roi, il était impossible de pacifier la situation, et que Simon ne renoncerait pas à ses criminelles entreprises.

7Mais, après la mort de Séleucus, Antiochus surnommé Épiphane lui ayant succédé, Jason, frère d’Onias, entreprit d’usurper le souverain pontificat.

8Dans un entretien avec le roi, il lui promit trois cent soixante talents d’argent et quatre-vingts talents pris sur d’autres revenus.

9Il promettait en outre de s’engager par écrit pour cent cinquante autres talents, si on lui accordait d’établir, de sa propre autorité et selon ses vues, un gymnase avec un éphébée, et d’inscrire les habitants de Jérusalem comme citoyens d’Antioche.

10Le roi consentit à tout. Dès que Jason eut obtenu le pouvoir, il se mit à introduire les mœurs grecques parmi ses concitoyens.

11Il abolit les franchises que les rois, par humanité, avaient accordées aux Juifs grâce à l’entreprise de Jean, père d’Eupolème, lequel fut envoyé en ambassade pour conclure un traité d’alliance et d’amitié avec les Romains, et, détruisant les institutions légitimes, il établit des coutumes contraires à la loi.

12Il se fit un plaisir de fonder un gymnase au pied même de l’Acropole, et il élevait les enfants les plus nobles en les mettant sous le chapeau.

13L’hellénisme grandit alors à un tel point, et l’on vit un tel entraînement vers les coutumes étrangères, par suite de l’excessive perversité de Jason, homme impie et nullement grand prêtre,

14que les prêtres ne montraient plus aucun zèle pour le service de l’autel et que, méprisant le temple et négligeant les sacrifices, ils s’empressaient de prendre part, dans la palestre, aux exercices proscrits par la loi, dès que l’appel à lancer le disque s’était fait entendre.

15Ne faisant aucun cas des fonctions honorifiques de leur pays, ils tenaient en haute estime les distinctions des Grecs.

16C’est pourquoi de graves calamités les atteignirent, et dans ceux-là même dont ils imitaient le genre de vie et auxquels ils voulaient ressembler en tout, ils trouvèrent des ennemis et des oppresseurs.

17Car on ne viole pas impunément les lois divines ; mais c’est ce que démontrera la suite des événements.

18Pendant qu’on célébrait à Tyr les jeux quinquennaux, auxquels le roi assistait,

19le criminel Jason envoya de Jérusalem des spectateurs, qui étaient citoyens d’Antioche, porteurs de trois cents drachmes d’argent pour le sacrifice d’Hercule ; mais ceux-là même qui les portaient demandèrent que cet argent fût employé, non à des sacrifices, ce qui ne convenait pas, mais à couvrir d’autres dépenses.

20Ainsi les trois cents drachmes étaient bien destinées par celui qui les envoyait au sacrifice en l’honneur d’Hercule ; mais elles servirent, selon le désir de ceux qui les apportaient, à la construction de trirèmes.

21Apollonius, fils de Ménesthée, ayant été envoyé en Égypte, à l’occasion de l’intronisation du roi Ptolémée Philométor, Antiochus apprit que ce roi était mal disposé à son égard et, voulant se mettre en sûreté vis-à-vis de lui, il se rendit à Joppé, puis à Jérusalem.

22Reçu magnifiquement par Jason et par toute la ville, il fit son entrée à la lumière des flambeaux et au milieu des acclamations ; puis il conduisit pareillement son armée en Phénicie.

23Trois ans s’étant écoulés, Jason envoya Ménélas, frère de Simon mentionné plus haut, pour porter l’argent au roi et acquitter les droits d’enregistrement d’affaires importantes.

24Mais Ménélas se recommanda au roi, lui rendit honneur avec les dehors d’un homme haut placé et se fit adjuger à lui-même le souverain pontificat, en offrant trois cents talents d’argent de plus que n’avait fait Jason.

25Ayant reçu du roi ses lettres d’investiture, il revint à Jérusalem, n’ayant rien qui fût digne du sacerdoce et n’apportant que les instincts d’un tyran cruel et la fureur d’une bête sauvage.

26Ainsi Jason, qui avait trompé son propre frère, trompé à son tour par un autre, dut gagner en fugitif le pays des Ammonites.

27Quant à Ménélas, il obtint le pouvoir ; mais, comme il ne s’exécutait pas relativement à la somme promise au roi, malgré les réclamations de Sostrate, commandant de l’Acropole,

28qui avait dans ses attributions la perception des impôts, tous deux furent mandés auprès du roi.

29Ménélas laissa pour le remplacer comme grand prêtre son frère Lysimaque, et Sostrate laissa comme remplaçant Cratès, gouverneur de Chypre.

30Sur ces entrefaites, il arriva que les habitants de Tarse et de Mallas se révoltèrent, parce que ces deux villes avaient été données en présent à Antiochide, concubine du roi.

31Le roi partit donc en hâte pour apaiser la sédition, ayant laissé comme son lieutenant Andronique, un des grands dignitaires.

32Ménélas, jugeant les circonstances favorables, enleva du temple quelques vases d’or et les donna à Andronique, et il réussit à en vendre d’autres à Tyr et aux villes voisines.

33Lorsque Onias eut connu d’une manière certaine ce nouveau crime de Ménélas, il lui en adressa des reproches, après s’être retiré dans un lieu d’asile, a Daphné, près d’Antioche.

34C’est pourquoi Ménélas, prenant à part Andronique, le pressait de mettre à mort Onias. Andronique vint donc trouver Onias et, usant de ruse, il lui présenta la main droite avec serment ; puis, quoique suspect, il le décida à sortir de son asile et le mit aussitôt à mort, sans égard pour la justice.

35Aussi, non seulement les Juifs, mais beaucoup d’entre les autres nations furent indignés et affligés du meurtre injuste de cet homme.

36Et lorsque le roi fut revenu de Cilicie, les Juifs d’Antioche, ainsi que des Grecs également ennemis de la violence, vinrent le trouver au sujet du meurtre inique d’Onias.

37Antiochus fut contristé jusqu’au fond de l’âme et, touché de compassion pour Onias, il versa des larmes au souvenir de la modération et de la conduite si sage du défunt.

38Rouge de colère, il fit enlever sur le champ la pourpre à Andronique, déchira ses vêtements et, l’ayant fait mener par toute la ville, il dégrada ce scélérat au lieu même où il avait exécuté son attentat impie sur Onias, le Seigneur le frappant ainsi d’un juste châtiment.

39Or, un grand nombre de vols sacrilèges, ayant été commis dans la ville par Lysimaque, d’accord avec Ménélas, et le bruit s’en étant répandu, le peuple s’ameuta contre Lysimaque, lorsque déjà beaucoup de vases d’or avaient été dispersés.

40Voyant la multitude soulevée et les esprits enflammés de colère, Lysimaque arma environ trois mille hommes et se mit à exercer des actes de violence, sous le commandement d’un certain Tyran, homme avancé en âge et non moins en perversité.

41Mais lorsqu’ils connurent l’attaque de Lysimaque, les uns saisissant des pierres, d’autres de gros bâtons, quelques-uns ramassant de la cendre qui se trouvait là, lançaient tumultueusement le tout sur les partisan de Lysimaque.

42C’est ainsi qu’ils blessèrent un grand nombre de ses gens, en tuèrent plusieurs, mirent tous les autres en fuite et massacrèrent le sacrilège lui-même auprès du trésor du temple.

43Puis on commença sur ces faits une instruction contre Ménélas.

44Lorsque le roi vint à Tyr, les trois hommes envoyés par les Anciens lui exposèrent la justice de leur cause.

45Se voyant convaincu, Ménélas promit à Ptolémée, fils de Dorymène, une grosse somme d’argent pour qu’il lui rendît le roi favorable.

46Ptolémée, ayant donc emmené le roi sous le péristyle, comme pour prendre le frais, le fit changer de résolution.

47Le roi déclara Ménélas innocent des accusations portées contre lui, quoiqu’il fût coupable de tous les crimes, et il condamna à mort des malheureux qui, s’ils avaient plaidé leur cause même devant des Scythes, eussent été renvoyés innocents ;

48et des hommes qui avaient pris la défense de la ville, du peuple et des objets sacrés, subirent sans délai cette peine injuste.

49Les Tyriens eux-mêmes en furent indignés, et ils firent aux victimes de magnifiques funérailles.

50Quant à Ménélas, grâce à la cupidité des puissants, il se maintint dans sa dignité, grandissant en malice et cruel fléau de ses concitoyens.

Vulgate clémentine 1598

À propos de cette édition

1Simon autem prædictus, pecuniarum et patriæ delator, male loquebatur de Onia, tamquam ipse Heliodorum instigasset ad hæc, et ipse fuisset incentor malorum:

2provisoremque civitatis, ac defensorem gentis suæ, et æmulatorem legis Dei, audebat insidiatorem regni dicere.

3Sed cum inimicitiæ in tantum procederent ut etiam per quosdam Simonis necessarios homicidia fierent,

4considerans Onias periculum contentionis, et Apollonium insanire, utpote ducem Cœlesyriæ et Phœnicis, ad augendam malitiam Simonis ad regem se contulit,

5non ut civium accusator, sed communem utilitatem apud semetipsum universæ multitudinis considerans.

6Videbat enim sine regali providentia impossibile esse pacem rebus dari, nec Simonem posse cessare a stultitia sua.

7Sed post Seleuci vitæ excessum, cum suscepisset regnum Antiochus, qui Nobilis appellabatur, ambiebat Jason frater Oniæ summum sacerdotium:

8adito rege, promittens ei argenti talenta trecenta sexaginta, et ex redditibus aliis talenta octoginta,

9super hæc promittebat et alia centum quinquaginta, si potestati ejus concederetur, gymnasium et ephebiam sibi constituere, et eos qui in Jerosolymis erant, Antiochenos scribere.

10Quod cum rex annuisset, et obtinuisset principatum, statim ad gentilem ritum contribules suos transferre cœpit,

11et amotis his quæ humanitatis causa Judæis a regibus fuerant constituta per Joannem patrem Eupolemi, qui apud Romanos de amicitia et societate functus est legatione legitima, civium jura destituens, prava instituta sanciebat.

12Etenim ausus est sub ipsa arce gymnasium constituere, et optimos quosque epheborum in lupanaribus ponere.

13Erat autem hoc non initium, sed incrementum quoddam, et profectus gentilis et alienigenæ conversationis, propter impii et non sacerdotis Jasonis nefarium, et inauditum scelus:

14ita ut sacerdotes jam non circa altaris officia dediti essent, sed contempto templo et sacrificiis neglectis, festinarent participes fieri palæstræ et præbitionis ejus injustæ, et in exercitiis disci.

15Et patrios quidem honores nihil habentes, græcas glorias optimas arbitrabantur:

16quarum gratia periculosa eos contentio habebat, et eorum instituta æmulabantur, ac per omnia his consimiles esse cupiebant, quos hoste et peremptores habuerant.

17In leges enim divinas impie agere impune non cedit: sed hoc tempus sequens declarabit.

18Cum autem quinquennalis agon Tyri celebraretur, et rex præsens esset,

19misit Jason facinorosus ab Jerosolymis viros peccatores, portantes argenti didrachmas trecentas in sacrificum Herculis: quas postulaverunt hi qui asportaverant ne in sacrificiis erogarentur, quia non oporteret, sed in alios sumptus eas deputari.

20Sed hæ oblatæ sunt quidem ab eo qui miserat in sacrificium Herculis: propter præsentes autem datæ sunt in fabricam navium triremium.

21Misso autem in Ægyptum Apollonio Mnesthei filio propter primates Ptolemæi Philometoris regis, cum cognovisset Antiochus alienum se a negotiis regni effectum, propriis utilitatibus consulens, profectus inde venit Joppen, et inde Jerosolymam.

22Et magnifice ab Jasone et civitate susceptus, cum facularum luminibus et laudibus ingressus est: et inde in Phœnicen exercitum convertit.

23Et post triennii tempus, misit Jason Menelaum supradicti Simonis fratrem portantem pecunias regi, et de negotiis necessariis responsa perlaturum.

24At ille commendatus regi, cum magnificasset faciem potestatis ejus, in semetipsum retorsit summum sacerdotium, superponens Jasoni talenta argenti trecenta.

25Acceptisque a rege mandatis, venit, nihil quidem habens dignum sacerdotio: animos vero crudelis tyranni, et feræ beluæ iram gerens.

26Et Jason quidem, qui proprium fratrem captivaverat, ipse deceptus profugus in Ammanitem expulsus est regionem.

27Menelaus autem principatum quidem obtinuit: de pecuniis vero regi promissis, nihil agebat, cum exactionem faceret Sostratus, qui arci erat præpositus,

28nam ad hunc exactio vectigalium pertinebant: quam ob causam utrique ad regem sunt evocati.

29Et Menelaus amotus est a sacerdotio, succedente Lysimacho fratre suo: Sostratus autem prælatus est Cypriis.

30Et cum hæc agerentur, contigit Tharsenses et Mallotas seditionem movere, eo quod Antiochidi regis concubinæ dono essent dati.

31Festinanter itaque rex venit sedare illos, relicto suffecto uno ex comitibus suis Andronico.

32Ratus autem Menelaus accepisse se tempus opportunum, aurea quædam vasa e templo furatus donavit Andronico, et alia vendiderat Tyri, et per vicinas civitates.

33Quod cum certissime cognovisset Onias, arguebat eum, ipse in loco tuto se continens Antiochiæ secus Daphnem.

34Unde Menelaus accedens ad Andronicum, rogabat ut Oniam interficeret. Qui cum venisset ad Oniam, et datis dextris cum jurejurando (quamvis esset ei suspectus) suasisset de asylo procedere, statim eum peremit, non veritus justitiam.

35Ob quam causam non solum Judæi, sed aliæ quoque nationes indignabantur, et moleste ferebant de nece tanti viri injusta.

36Sed regressum regem de Ciliciæ locis adierunt Judæi apud Antiochiam, simul et Græci, conquerentes de iniqua nece Oniæ.

37Contristatus itaque animo Antiochus propter Oniam, et flexus ad misericordiam, lacrimas fudit, recordatus defuncti sobrietatem et modestiam:

38accensisque animis Andronicum purpura exutum, per totam civitatem jubet circumduci: et in eodem loco in quo in Oniam impietatem commiserat, sacrilegum vita privari, Domino illi condignam retribuente pœnam.

39Multis autem sacrilegiis in templo a Lysimacho commissis Menelai consilio, et divulgata fama, congregata est multitudo adversum Lysimachum multo jam auro exportato.

40Turbis autem insurgentibus, et animis ira repletis, Lysimachus armatis fere tribus millibus iniquis manibus uti cœpit, duce quodam tyranno, ætate pariter et dementia provecto.

41Sed ut intellexerunt conatum Lysimachi, alii lapides, alii fustes validos arripuere: quidam vero cinerem in Lysimachum jecere.

42Et multi quidem vulnerati, quidam autem et prostrati, omnes vero in fugam conversi sunt: ipsum etiam sacrilegum secus ærarium interfecerunt.

43De his ergo cœpit judicium adversus Menelaum agitari.

44Et cum venisset rex Tyrum, ad ipsum negotium detulerunt missi tres viri a senioribus.

45Et cum superaretur Menelaus, promisit Ptolemæo multas pecunias dare ad suadendum regi.

46Itaque Ptolemæus in quodam atrio positum quasi refrigerandi gratia regem adiit, et deduxit a sententia:

47et Menelaum quidem universæ malitiæ reum criminibus absolvit: miseros autem qui, etiamsi apud Scythas causam dixissent, innocentes judicarentur, hos morte damnavit.

48Cito ergo injustam pœnam dederunt, qui pro civitate, et populo, et sacris vasis causam prosecuti sunt.

49Quam ob rem Tyrii quoque indignati, erga sepulturam eorum liberalissimi extiterunt.

50Menelaus autem, propter eorum qui in potentia erant avaritiam, permanebat in potestate, crescens in malitia ad insidias civium.

Douay-Rheims 1899

À propos de cette édition

1But Simon, of whom we spoke before, and of his country, spoke ill of Onias, as though he had incited Heliodorus to do these things, and had been the promoter of evils:

2And he presumed to call him a traitor to the kingdom, who provided for the city, and defended his nation, and wed zealous for the law of God.

3But when the enmities proceeded so far, that murders also were committed by some of Simon’s friends:

4Onias considering the danger of this contention, and that Apollonius, who was the governor of Celesyria and Phenicia, was outrageous, which increased the malice of Simon, went to the king,

5Not to be an accuser of his countrymen, but with a view to the common good of all the people.

6For he saw that, except the king took care, it was impossible that matters should be settled in peace, or that Simon would cease from his folly.

7But after the death of Seleucus, when Antiochus, who was called the Illustrious, had taken possession of the kingdom, Jason the brother of Onias ambitiously sought the high priesthood:

8And went to the king, promising him three hundred and sixty talents of silver, and out of other revenues fourscore talents.

9Besides this he promised also a hundred and fifty more, if he might have license to set him up a place for exercise, and a place for youth, and to entitle them, that were at Jerusalem, Antiochians.

10Which when the king had granted, and he had gotten the rule into his hands, forthwith he began to bring over his countrymen to the fashion of the heathens.

11And abolishing those things, which had been decreed of special favour by the kings in behalf of the Jews, by the means of John the father of that Eupolemus, who went ambassador to Rome to make amity and alliance, he disannulled the lawful ordinances of the citizens, and brought in fashions that were perverse.

12For he had the boldness to set up, under the very castle, a place of exercise, and to put all the choicest youths in brothel houses.

13Now this was not the beginning, but an increase, and progress of heathenish and foreign manners, through the abominable and unheard of wickedness of Jason, that impious wretch and no priest.

14Insomuch that the priests were not now occupied about the offices of the altar, but despising the temple and neglecting the sacrifices, hastened to be partakers of the games, and of the unlawful allowance thereof, and of the exercise of the discus.

15And setting nought by the honours of their fathers, they esteemed the Grecian glories for the best:

16For the sake of which they incurred a dangerous contention, and followed earnestly their ordinances, and in all things they coveted to be like them, who were their enemies and murderers.

17For acting wickedly against the laws of God doth not pass unpunished: but this the time following will declare.

18Now when the game that was used every fifth year was kept at Tyre, the king being present,

19The wicked Jason sent from Jerusalem sinful men to carry three hundred didrachmas of silver for the sacrifice of Hercules; but the bearers thereof desired it might not be bestowed on the sacrifices, because it was not necessary, but might be deputed for other charges.

20So the money was appointed by him that sent it to the sacrifice of Hercules: but because of them that carried it was employed for the making of galleys.

21Now when Apollonius the son of Mnestheus was sent into Egypt to treat with the nobles of king Philometor, and Antiochus understood that he was wholly excluded from the affairs of the kingdom, consulting his own interest, he departed thence and came to Joppe, and from thence to Jerusalem:

22Where he was received in a, magnificent manner by Jason, and the city, and came in with torch lights, and with praises, and from thence he returned with his army into Phenicia.

23Three years afterwards Jason sent Menelaus, brother of the aforesaid Simon, to carry money to the king, and to bring answers from him concerning certain necessary affairs.

24But he being recommended to the king, when he had magnified the appearance of his power, got the high priesthood for himself, by offering more than Jason by three hundred talents of silver.

25So having received the king’s mandate, he returned bringing nothing worthy of the high priesthood: but having the mind of a cruel tyrant, and the rage of a savage beast.

26Then Jason, who had undermined his own brother, being himself undermined, was driven out a fugitive into the country of the Ammonites.

27So Menelaus got the principality: but as for the money he had promised to the king he took no care, when Sostratus the governor of the castle called for it.

28For to him appertained the gathering of the taxes: wherefore they were both called before the king.

29And Menelaus was removed from the priesthood, Lysimachus his brother succeeding: and Sostratus was made governor of the Cyprians.

30When these things were in doing, it fell out that they of Tharsus and Mallos raised a sedition, because they were given for a gift to Antiochis, the king’s concubine.

31The king therefore went in all haste to appease them, leaving Andronicus, one of his nobles, for his deputy.

32Then Menelaus supposing that he had found a convenient time, having stolen certain vessels of gold out of the temple, gave them to Andronicus, and others he had sold at Tyre, and in the neighbouring cities.

33Which when Onias understood most certainly, he reproved him, keeping himself in a safe place at Antioch beside Daphne.

34Whereupon Menelaus coming to Andronicus, desired him to kill Onias. And he went to Onias, and gave him his right hand with an oath, and (though he were suspected by him) persuaded him to come forth out of the sanctuary, and immediately slew him, without any regard to justice.

35For which cause not only the Jews, but also the other nations, conceived indignation, and were much grieved for the unjust murder of so great a man.

36And when the king was come back from the places of Cilicia, the Jews that were at Antioch, and also the Creaks went to him: complaining of the unjust murder of Onias.

37Antiochus therefore was grieved in his mind for Onias, and being moved to pity, shed tears, remembering the sobriety and modesty of the deceased.

38And being inflamed to anger, he commanded Andronicus to be stripped of his purple, and to be led about through all the city: and that in the same place wherein he had committed the impiety against Onias, the sacrilegious wretch should be put to death, the Lord repaying him his deserved punishment.

39Now when many sacrileges had been committed by Lysimachus in the temple by the counsel of Menelaus, and the rumour of it was spread abroad, the multitude gathered themselves together against Lysimachus, a great quantity of gold being already carried away.

40Wherefore the multitude making an insurrection, and their minds being filled with anger, Lysimachus armed about three thousand men, and began to use violence, one Tyrannus being captain, a man far gone both in age, and in madness.

41But when they perceived the attempt of Lysimachus, some caught up stones, some strong clubs: and some threw ashes upon Lysimachus,

42And many of them were wounded, and some struck down to the ground, but all were put to flight: and as for the sacrilegious fellow himself, they slew him beside the treasury.

43Now concerning these matters, an accusation was laid against Menelaus.

44And when the king was come to Tyre, three men were sent from the ancients to plead the cause before him.

45But Menelaus being convicted, promised Ptolemee to give him much money to persuade the king to favour him.

46So Ptolemee went to the king in a certain court where he was, as it were to cool himself, and brought him to be of another mind:

47So Menelaus who was guilty of all the evil, was acquitted by him of the accusations: and those poor men, who, if they had pleaded their cause even before Scythians, should have been judged innocent, were condemned to death.

48Thus they that prosecuted the cause for the city, and for the people, and the sacred vessels, did soon suffer unjust punishment.

49Wherefore even the Tyrians being moved with indignation, were liberal towards their burial.

50And so through the covetousness of them that were in power, Menelaus continued in authority, increasing in malice to the betraying of the citizens.